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Qu’est-ce que le scanner « cone beam » ?

Depuis l’introduction du scanner (CT) au milieu des années 1970, nous avons assistés à une évolution spectaculaire des performances, surtout au cours des 10 dernières années. Une étape décisive s’est produite en 1989 avec l’introduction du premier CT hélicoïdal permettant une acquisition volumique (3D). Une des dernières évolutions en date a été l’introduction de nouveaux détecteurs matriciels de grandes dimensions permettant l’exploration de tout un volume au cours d’une seule rotation, à l’origine du conebeam CT (CBCT). Cette technologie, récente, ne cesse d’évoluer de même que ses indications.Les qualités intrinsèques de l’imagerie conebeam (isotropie des voxels et faible susceptibilité aux artéfacts métalliques), lorsqu’elle est réalisée en haute résolution, se prêtent particulièrement bien à l’étude de la structure osseuse fine avec une précision de l’image que n’atteignent actuellement pas les meilleurs scanners. L’acquisition d’un volume autorise, dans un deuxième temps, des reconstructions panoramiques, 3D, de surface ou multiplanaires.

Télécharger le rapport d’évaluation scanner « Cone Beam » par l’HAS (Haute Autorité de Santé)

 

Les examens scanner« conebeam » pratiqués au sein de notre centre :

    • En imagerie « dentaire » : dento-maxillo-faciale et implantologie dentaire

Dans la démarche diagnostique, l’examen clinique reste toujours la première étape essentielle, conduisant à des hypothèses diagnostiques qui conditionnent le protocole radiologique. L’OPG est l’étape suivante, toujours nécessaire et parfois suffisante, pouvant parfois être complétée par des clichés endobuccaux. Parfois le bilan est insuffisant et doit être complétée par une imagerie sectionnelle, représentée aujourd’hui par le ConeBeam. Pour les dents de sagesse 38 et 48, leur proximité au canal du nerf alvéolaire inférieure constitue l’élément critique avant l’extraction.

Les maxillaires présentent d’importantes variations dans la disposition des trajets canalaires contenant des pédicules vasculo-nerveux dont le traumatisme peut être cliniquement significatif. Le bilan radiographique doit porter l’attention sur les variations de position de ces structures, sur la morphologie du maxillaire, l’évaluation quantitative et qualitative de l’os et l’absence de pathologie osseuse, dentaire ou sinusienne en regard. Dans cette optique, l’imagerie par conebeam est rapidement devenue la méthode radiologique de choix.

    • En pathologie ORL et naso-sinusienne

L’imagerie est d’une aide indispensable pour l’analyse anatomique fine, surtout dans les territoires ou les structures osseuses et vasculaires sont particulièrement complexes. Dans ce sens le CBCT est un outil très utile et a été évalué pour l’étude des cavités naso-sinusiennes,des rochers et de la base du crâne. Ses limites se trouvent au niveau d’une diminution du rapport signal sur bruit et de sa faible résolution en contraste le rendant inutile pour l’étude des parties molles, notamment en cas de tumeur.Cette technique est très performante pour l’étude des processus inflammatoires et infectieux du massif facial. Ses qualités propres dans l’exploration des pathologies dentaires, autorisent le dépistage des sinusites d’origine dentaire avec une précision impossible à obtenir au scanner. Cette technique est appelée à devenir, dans un proche avenir, l’examen de référence dans les bilans sinusiens. Ses limites d’utilisation sont l’impossibilité d’obtention simultanée de fenêtres parenchymateuses (et donc d’injection de contraste). En cas d’importante atteinte inflammatoire, polypes multiples, la délimitation des contours osseux devient plus difficile et l’indication au CBCT moins évidente. En cas de suspicion de lésion tumorale, polype unilatéral, l’IRM constitue l’examen de choix, mais l’étude osseuse étant aussi indispensable, elle pourra être effectuée à l’aide du CBCT.

L’examen du rocher par CT conventionnel est un examen très irradiant du fait de l’importante densité de la capsule otique. C’est le cristallin qui est la structure la plus sensible, souvent incluse dans le champ d’irradiation. Les premiers résultats du CBCT, montrent que la qualité de visualisation des structures telles que la chaine ossiculaire, le labyrinthe osseux, l’oreille interne, la structure interne de la cochlée et le canal facial sont significativement meilleures qu’au CT conventionnel. La faible sensibilité aux artéfacts métalliques en fait l’examen de choix pour les contrôles d’implants cochléaires. Le diagnostic de la déhiscence des canaux semi-circulaires est très performant.

Le CBCT permet de mettre en évidence au niveau des articulations temporo-mandibulairedes altérations dégénératives, l’ankylose, les malocclusions et les malformations. La pathologie méniscale est du ressort de l’IRM.

    • Pathologie osteoarticulaire périphérique

Le CBCT permet une exploration précise des extrémités main, poignet, coude, pied, cheville, genou ; la recherche de fractures occultes ou non visualisées en radiologie standard et de réaliser des arthroscanners d’excellentes qualités en position neutre et en position de stress. L’évolution des capteurs et du générateur va très bientôt permettre l’étude de toutes les articulations.

Spécificité du centre

La plupart de nos médecins sont spécialement formés à la lecture de l’imagerie ostéo articulaire, de plus nos radiologues sont formés de façon plus large à la lecture de l’imagerie maxillo-faciale et ORL. Certains des médecins du centre sont spécialement formés à la réalisation des arthroscanners des membres périphériques (main, poignet, coude, pied, cheville et genou).

 

Comment se déroule l’examen ?

Vous êtes accueilli(e) par un manipulateur en Radiologie qui vous guide dans la salle d’examen, vous vous déshabiller de façon adaptée à la réalisation de la radiographie.Vous êtes placé(e) sur le lit d’examen qui va être introduit de façon très progressive pour que la zone concernée et uniquement cette zone soit à l’intérieur du scanner.Une immobilité est nécessaire à la qualité de l’examen.Les images sont analysées en détail par le Médecin Radiologue sur des consoles de haute résolution spécialisées afin d’obtenir un diagnostic précis.Un compte-rendu diagnostique sera à mis à disposition pour vous et votre Médecin prescripteur dans les meilleurs délais.

 

Est-ce douloureux, quels sont les risques ?

Aucune douleur n’est ressentie.

Pour ce qui est de l’irradiation, toutes les salles d’examens sont équipées de revêtements muraux protecteurs. En dehors des salles, il n’y a pas le moindre risque d’irradiation. Les actes radiologiques entraînent une certaine irradiation, modérée, sans aucune mesure avec le bénéfice diagnostique de l’examen. Notre rôle est de limiter le nombre de clichés aux seules radiographies nécessaires. La conformité des appareils et des salles est contrôlée périodiquement par un organisme officiel tant du point de vue de la qualité que de la radioprotection. Les nouvelles technologies et la digitalisation permettent de réduire très fortement la dose d’exposition tout en conservant une qualité d’image optimale. Les doses reçues lors d’un examen radiologique standard ne sont guère supérieures au rayonnement naturel auquel nous sommes exposés dans la vie courante.

L’irradiation est extrêmement réduite en comparaison avec les examens de tomodensitométrie classique. La dose reçue est diminuée d’un facteur 100 par rapport au scanner conventionnel

Cependant, il faut signaler que ces rayons X, aussi faibles soient-ils, sont nocifs pour un fœtus en début de vie, particulièrement dans les 3 premiers mois de grossesse. C’est pourquoi, il est impératif de signaler une grossesse, une suspicion de grossesse, un retard de règles ou l’absence de contraception. Par précaution, en l’absence de contraception chez une patiente non ménopausée, il est préférable de réaliser les examens radiologiques dans les 10 premiers jours du cycle.

 

Avantages de la numérisation, diffusion et archivage

Les techniques de digitalisation des images radiologiques présentent plusieurs avantages :

  • Diminution considérable des doses radiologiques reçues au cours d’un examen
  • Traitement informatique des images pour en retirer le maximum d’informations
  • Transmission des images à distance
  • Possibilité de demander l’avis d’un confrère à distance
  • Archivage de toutes les images en vue de comparaisons ultérieures
  • Consultation des images à distance par le médecin prescripteur de l’examen
  • Avantage écologique : diminution des rejets délétères pour l’environnement tels que films et chimie

Coût de l’examen

Sachez que le scanner « cone beam » dans certaines indications est normalement remboursé par l’assurance maladie et votre mutuelle. Le code CCAM est LAQK027, Radiographie volumique par faisceau conique [conebeamcomputerizedtomography, CBCT] du maxillaire, de la mandibule et/ou d’arcade dentaire pour recherche de pathologie maxillomandibulaire et/ou dentoalvéolaire (72,66 euros). Cet examen n’est pas pris en charge dans les bilans d’implantologie dentaire. L’examen est archivé et diffusé de façon sécurisée par internet, ce service est facturé 4 euros TTC par examen. Votre mutuelle pourra peut-être vous le rembourser.

 

Préparation de l’examen

Vous munir de vos papiers d’assuré social (carte vitale + attestation papier + carte mutuelle) et d’un moyen de règlement (le centre accepte les espèces, les chèques et la carte bancaire)

Cette technique utilisant des rayons X, vous devez impérativement signaler lors de la prise de rendez-vous, une grossesse, une suspicion de grossesse, un retard de règles ou l’absence de contraception.

Il n’est pas nécessaire d’être à jeun, vous pouvez prendre vos médicaments habituels.

Apporter les documents médicaux concernant votre pathologie (ancienne radiographie, Scanner, IRM ou autre).

Télécharger la fiche d’information Scanner